Samedi 13 octobre - 20h30
DOCUMENTAIRES MEXICAINS
En présence de Greg et Estelle Berger
GRINGOTON, 2003, 17 min.
ABORTO SIN PENA, 2006, 20 min.
et autres courts d'une durée totale de 26 min.
Greg Berger se présente comme cinéaste, conférencier et touriste révolutionnaire. Il est américain d'origine et a, depuis peu également, la nationalité mexicaine. C'est pourquoi, dans Gringoton, il se met en scène à travers l'image d'un gringo naturalisé en guerre contre Bush. Ce film a reçu le Latin American Studies Association Award. Son travail récent inclut une série de courts récits expérimentaux explorant la complexité des relations entre les Etats-Unis et le Mexique. Ses films ont été projetés un peu partout dans le monde. Aborto sin pena est un film réalisé par sa femme Estelle. Sa profession de médecin l'a amené à réfléchir sur les conditions de l'avortement au Mexique et à faire ce film qui met en scène la parole de trois femmes.
Samedi 27 octobre - 20h30
FETE DU CINEMA D'ANIMATION - THEME DE L'INTIME
En présence de Lorenzo Recio.
Comment l'animation peut-elle s'emparer d'un sujet comme l'Intime? Nous avons proposé une carte blanche à un réalisateur, Lorenzo Recio, pour nous présenter sa vision de l'intime à travers une sélection de courts métrages d'animation. Lorenzo Recio est un dessinateur autodidacte. Il aborde la réalisation par le biais de l'animation. En 1997, il termine son premier court métrage Le Bal du Minotaureaprès trois ans de fabrication. Il se tourne ensuite vers la prise de vue réelle avec L'Infante, l'âne et l'architecte, puis Le Marin acéphale. Il prépare actuellement un long métrage de fiction.
"L'isle" de Chiara malta - 10 min. - 2005
Au cours d'un été torride, assis dans un lieu aseptique, un homme est en train de préparer un film d'animation érotique. Bien que silencieux et concentré, il lance régulièrement des regards complices à l'objectif qui le film.
"Journal" de Sébastien laudenbach - 12 min. - 1998
D'octobre 96 à mars 97, le journal intime de l'auteur, au rythme des séquences animées au jour le jour, selon les événements, les sensations, les souvenirs, les humeurs...
"Des câlins dans les cuisines" de Sébastien Laudenbach - 8 min. - 2004
Stan et Léa ne vivent plus en couple depuis quelques mois... Pourtant Léa propose à Stan de passer une dernière nuit ensemble comme "une madeleine de Proust"...
"Never like the first time" de Jonas Odell - 15 min - 2006
What was it like the first time? The answers to this. question are recorded on the soundtrack of Jonas Odell's animation film. "I was hoping to bring some life into the claustrophobic fantasy world that too often is the world of animation. This film really belongs to all those who had the courage to share their stories with us."
Avec ce film choral où les diverses voix se succèdent, où les approches visuelles varient et s'adaptent aux propos des personnages, Jonas Odell offre non seulement un exercice de style maîtrisé et hybride, à cheval sur les frontières de l'animation, de la prise de vue réelle et de la démarche documentaire, mais également une réflexion touchante sur les premières expériences intimes. Fragilité, maladresse et quiproquos, naïveté, rudesse ou romantisme se relaient pour finalement offrir, en choeur, un aperçu de ce qu'entraîne nos balbutiements érotiques.
"La vie secrète d'Emile Frout" de Serge Elissalde - 20 min. - 1994 (sous réserve)
Les aventures métaphysiques d'un personnage en forme de noix de coco qui vit dans un monde subjectif envahi par les objets. Et en plus, on n'y comprend rien !
"Pistache" de Valérie Pirson - 9 min. - 2004
Retranscription mouvementée de la pensée confuse d'un individu qui essaye de comprendre ce qu'il lui faut pour aller bien.
(...)
Soirée organisée avec le partenariat de Centre Images.
10 novembre - 1er décembre
EXPO / CONFERENCE : ERIC FOUCAULT
En partenariat avec Mixar, nous proposons une carte blanche à Eric Foucault pour exposer ses recherches les plus récentes sur la nuit.
FOUILLES PREVENTIVES - exposition à Images du Pôle du 14 novembre au 1er décembre
Eric Foucault développe un travail sur les notions de territoires et des usages sociaux ou politiques qui les peuplent. Cartographies, coupes, plans, maquettes, mais aussi fouilles archéologiques, jardinage, visites guidées, l'artiste emprunte aux professionnels d'évaluation de l'espace public leurs outils et leurs supports afin de dresser le portrait de territoires annexés de manière illégales, tels que ceux de la prostitution, du deal, des sans abris ou de la drague homosexuelle. En 2006, il a publié la nuit, tous les routiers sont gris (isthme-éditions), étude sociologique, démographique et géographique sur les lieux de drague homosexuelle.
LA NATURE FAIT SI BIEN LES CHOSES - conférence à Images du Pôle
Samedi 10 novembre à 16h30 - conférence
La conférence Eric Foucault envisagera, au travers de la drague homosexuelle, les différentes formes d'appropriations de l'espace public à des fins privées, intimes, domestiques. A cette occasion Images du Pôle accueille l'exposition Fouilles préventives, chantier archéologique un ancien espace de drague.
TENEBRES VISIBLES - exposition au Bol
Samedi 10 novembre à 18h30 - vernissage
La lumière artificielle dessine nos paysages urbains nocturnes. Eric Foucault emprunte le titre de son exposition à Louis-Sébastien Mercier, pour qui le remplacement des lanternes par les réverbères à bec de gaz, au XVIIIè siècle, avait permis d'éclairer efficacement, pour la première fois, une section de rue entière. Notre imaginaire a été bercé par les tableaux de Toulouse-Lautrec, Van Gogh ou Hopper, les photographies de Brassaï ; ils dressent des portions de territoires illuminés, dessinent des pans de cette vie réservée aux noctambules. Arpenteur des rues de nuit, Eric Foucault interroge dans cette exposition la partition entre zones de lumière et zones d'ombre. Ses cartes et paysages découpent des formes géométriques de lumière, paysages en apparence abstraits mais qui, fondamentalement, révèlent un usage public et privé orienté de l'éclairage.
Ouverture des deux lieux d'exposition - entrée libre
du mercredi au vendredi de 17h à 19h et le samedi de 15h à 19h
14, 21 et 28 novembre - 20h30
MOIS DU FILM DOCUMENTAIRE - THEME DE L'INTIME
"Je prends comme matériau ma vie personnelle". Ces quelques mots de Cavalier définissent une grande partie du genre documentaire. Le point de vue d'un auteur prend souvent racine dans sa propre histoire. C'est ce cinéma de l'autobiographie, que nous avons voulu montrer à travers ces trois soirées. Patrick Leboutte, enseignant à l'INSAS et créateur de la revue L'image le Mondeviendra nous parler du travail de Claudio Pazienza et d'Olivier Smolders.
Mercredi 14 novembre - 20h30
NO SEX LAST NIGHT,
Sophie Calle, Greg Shephard, 1995, 75 min.
Le cinéma et l'amour, l'amour du cinéma, un film à deux caméras, au cours d'un road-movie amoureux.
Mercredi 21 novembre - 20h30
CE REPONDEUR NE PREND PAS DE MESSAGES,
Alain Cavalier, 1978, 65 min.
"J'avais peur que les voisins me prennent pour un fou et me dénoncent au syndic. Je n'avais pas demandé l'autorisation de tourner dans l'immeuble. Mon répondeur disait seulement que je n'étais pas là."
(Alain Cavalier)
Mercredi 28 novembre - 20h30
JOURNAL INTIME, Jean-Gabriel Périot, 2000, 2 min.
GAY ?, Jean-Gabriel Périot, 2000, 1 min.
MORT A VIGNOLE, Olivier Smolders, 1998, 25 min.
A l'occasion d'un film de famille tourné à Venise, un cinéaste interroge la façon dont les images familiales interviennent dans les histoires d'amour et de mort.
SCENE DE CHASSE AUX SANGLIERS,
Claudio Pazienza, 2007, 46 min.
"Méditation sur les images qui m'habitent et sur celles d'où j'aimerais m'exiler. Méditation sur le sens à donner au mot "réel" et méditation sur le désamour? des images et des mots. Méditation sur le deuil, sur la mort des miens et sur la manière de "mettre en image" le bruit des choses et du monde. Méditation sur la matière-à-images, sur ce qui les incarne ou les dématérialise. Méditation sur ce qui rend parfois mes images muettes. Méditation sur le désir de toucher. Méditation sur le désir de détruire". (Claudio Pazienza)
En présence de Patrick Leboutte, critique
Vendredi 7 décembre - 20h30
QUINZAINE DU CINEMA RUSSE CONTEMPORAIN
Dans le cadre de la Quinzaine du cinéma russe contemporain organisée par Citizens Carmes, avec le cinéma Les Carmes, l'APAC et l'APREI.
AUJOURD'HUI NOUS CONSTRUISONS UNE MAISON
Serguei Loznitsa et Marat Magambetov, 1996, 28 min.
Premier film plein d'humour de deux auteurs russes sur la pérennité des méthodes de travail héritées de l'ère communiste.
TISHE !
Victor Kossakovski, 2003, 80 min.
Pendant une année, Kossakovski a filmé, selon des règles dictées par le hasard, ce qui se passait sous
une fenêtre de son appartement. Les saisons défilent comme les passants, les jours et les nuits dessinent différemment l'espace, le bitume de la route éclate sous l'effet des fuites d'eau et les ouvriers viennent régulièrement colmater les dégâts. Avec autant d'humour que de patience, le réalisateur pose son regard
étonnamment intuitif sur les petites scènes de la rue. Cette fenêtre ouvrant sur une rue de Saint- Pétersbourg à la veille des célébrations du 300e anniversaire de la ville, offre le cadre d'un théâtre inquiétant et absurde où se nouent et se dénouent des scènes de la comédie humaine, des situations burlesques, un présent russe chaotique.
12, 13 et 14 décembre - 20h30
MARKER VS. MONSIEUR CHAT
A l'occasion des X ans de Monsieur Chat (auteur des célèbres graffes de chats jaunes souriants),
nous participons à notre manière à cette manifestation, en rendant hommage à un autre "Mister Chat": Chris Marker. Il a certes réalisé Chats Perchés en l'honneur des "chats jaunes", mais également d'autres films, qui parlent parfois de chats, son animal fétiche, mais surtout de politique. Les trois films présentés tentent de montrer différentes facettes de son travail. Nous invitons Guy Gauthier, spécialiste du film documentaire, qui a beaucoup écrit sur Marker depuis les années 60 et la société Iskra (anciennement le collectif Slon), productrice de plusieurs films de Marker.
Mercredi 12 décembre - 20h30
SANS SOLEIL, 1983, 100 min.
"Il m'écrivait : Je reviens d'Hokkaido, l'île du nord. Les Japonais riches et pressés prennent l'avion, les autres prennent le ferry. L'attente, l'immobilité, le sommeil morcelé, tout ça curieusement me renvoie à une guerre passée ou future : trains de nuit, fins d'alerte, abris atomiques... De petits fragments de guerre enchâssés dans la vie courante. II aimait la fragilité de ces instants suspendus, ces souvenirs qui n'avaient servi à rien, qu'à laisser, justement, des souvenirs. II écrivait : Après quelques tours du monde, seule la banalité m'intéresse encore. Je l'ai traquée pendant ce voyage avec l'acharnement d'un chasseur de primes." (Extraits du commentaire)
En présence de Guy Gauthier, critique
Jeudi 13 décembre - 20h30
A BIENTOT J'ESPERE, co-réalisation Mario Marret, 1968, 55 min.
(version incluant le débat qui a suivi la diffusion de ce film "sulfureux" à l'ORTF en 1968).
En mars 1967 à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta, usine de textile dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève a pris un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernaient plus seulement les salaires ou la sécurité de l'emploi, mais le mode de vie que la société imposait, et impose toujours à la classe ouvrière.
En présence d'un membre d'Iskra (sous réserve).
Vendredi 14 décembre - 20h30
LE FOND DE L'AIR EST ROUGE, 1977, 180 min.
"Qu'est-ce qu'elles ont en commun, ces images qui traînent au fond de nos boîtes après chaque film terminé, ces séquences montées qui à un certain moment disparaissent du montage, ces "chutes", ces "non utilisées" (NU dans le code des monteurs) ? C'était le premier projet de ce film : interroger en quelques sortes, autour d'un thème qui me préoccupe (l'évolution de la problématique politique dans le monde autour des années 67/70), notre refoulé en images. Depuis, une autre forme de refoulé m'a été proposé par le hasard d'une coproduction télévisée : des images, cette fois, parfaitement utilisées, montées, émises - mais par le fait qu'elles appartenaient aux émissions d'information TV, immédiatement absorbées par les sables mouvants sur lesquels s'édifient ces empires : balayage d'un événement par un autre, substitution du rêve au perçu, et chute finale dans l'immémoire collective." Chris Marker
Samedi 15 décembre - 16h30
LES ENJEUX CINEMATOGRAPHIQUES DE CHRIS MARKER (conférence de Cyril Thomas)
Cette présentation se focalisera sur le dernier ouvrage de Chris Marker, Staring Back au sein duquel il travaille le portrait comme un motif particulier s’insérant au cœur d’un récit visuel. Nous examinerons également comment cet artiste transforme le portrait en un élément narratif pour expérimenter une nouvelle approche de la photographie afin de s’éloigner des conventions de la photographie documentaire et comment il s’inscrit dans les développements de la photographie contemporaine. A partir de ses portraits, de ses visages et des images mettant en scène des chats, nous décrypterons la manière dont ses œuvres photographiques tissent un fil conducteur entre ses écrits et ses films. Ses photographies, telles des métaphores « silencieuses » d’un discours, construisent ainsi un dispositif à part mais complémentaire dans la carrière de Chris Marker.
Cyril Thomas est doctorant en histoire de l'art contemporain à l'université de Paris X-Nanterre sous la direction de M. Le Professeur Claude Frontisi, et membre du Centre de Recherches Pierre Francastel.